Mercredi dernier, un blindé de l'armée canadienne roule à Kandahar
avec à son bord 2 soldats, un interprète afghan, le journaliste de
Radio-Canada, Patrice Roy, et le caméraman
Charles Dubois. En quelques secondes, après que le tank ait marché
sur une mine, les soldats et l'interprète sont tués, le caméraman
grièvement blessé, seul Patrice Roy s'en sort indemne. Physiquement,
s'entend, car les séquelles psychologiques sont
inévitables après un pareil événement.
La guerre qui sévissait à des milliers de
kilomètres venait de se rapprocher soudainement de nous. Et on
pouvait lui mettre un visage.
Publié le 27 août 15h - Commentaire ?
Patrice Roy, un homme d'exception
Photo de Radio-Canada
Si vous êtes comme moi une fidèle habituée du Téléjournal, vous
connaissez Patrice Roy comme journaliste chef de bureau à
Ottawa. Je le
connais maintenant mieux comme être humain. Au lendemain de la tragédie à
Kandahar, il a livré un témoignage extraordinaire, empreint de
respect pour son collègue le caméraman
Charles Dubois. Alors que d'autres seraient rentrés au Canada à
toute vitesse, il a choisi de se rendre à l'hôpital allemand de Landstuhl pour soutenir son collègue, précisant
qu'il ne rentrerait au Québec qu'avec lui. Profondément humain, son
courage et sa grandeur d'âme m'ont touchée.
Pour nos lectrices Françaises qui ne connaissent pas Patrice Roy, je
vous invite à voir le clip de son témoignage
(colonne droite: Le témoignage de Patrice Roy) émouvant qu'il
a livré courageusement le lendemain de l'attentat, visiblement
encore sous le choc.
Publié le 27 août 15h15 - Commentaire ?
Sale guerre
Dans les médias, on nous dit que cette
guerre doit se poursuivre, pour une foule de raisons
politiques. Je ne suis ni journaliste ni politicienne mais
simplement un être
humain qui ne comprend pas le pourquoi des guerres, quelles qu'elles
soient. Peu importe les raisons qui les provoquent, aucune ne peut
justifier les vies humaines perdues, les veuves, les orphelins et
les familles qui en subissent les conséquences. Depuis que le monde
est monde, y a-t-il une guerre qui ait fait plus de bien que de mal
?
Publié le 27 août 15h20 - Commentaire ?
Honfleur et Michel
Serrault bis Dans
le blogue du 21 août,
section Honfleur et Michel Serrault, des lectrices Françaises se sont dit étonnées de
constater que le comédien Michel Serrault était connu au
Québec. Pourtant Michel Serrault a laissé sa marque dans
nos coeurs, c'est aussi le cas pour Philippe Noiret que
j'admirais pour sa bonté et sa
grandeur d'âme qu'il laissait transpirer à travers ses
personnages. Personnellement, je crois que ces deux
départs ont creusé un vide immense qui sera difficile à
remplir dans le monde du cinéma français.