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6 septembre
Le jeu du bonheur
Je
suis sans doute la seule qui n'ait pas vu ce film mais toujours
est-il que j'ai
appris le jeu du bonheur durant les vacances en regardant le film
Pollyanna. Tiré d'un livre pour enfants paru au début des années
1900 sous la plume de Eleanor H. Porter et repris en 2003 en version
pour adultes, il raconte l'histoire d'une petite fille qui vient de
perdre ses deux parents et qui s'en va vivre chez sa tante, une
femme très riche, mais froide et austère, qui vit seule dans un
immense manoir et qui accepte de recueillir l'enfant, surtout parce
que c'est son devoir.
Espiègle, charmante et intelligente, la petite Pollyanna va peu à
peu transformer la vie des gens qui l'entourent et leur apporter un
vent de changement, par son éternelle bonne humeur. La petite
orpheline a reçu un bel héritage, un secret qui lui permet de ne
jamais se laisser abattre: son père lui a appris à chercher, en
toutes circonstances, le bon côté des choses.
Toute petite, elle avait reçu pour Noël un cadeau d'une oeuvre de
charité. Elle qui voulait tant une poupée, venait de recevoir des
béquilles! Pour la consoler, son père lui enseigna le jeu du bonheur
en disant: «Tu as reçu des béquilles, mais tu n'as pas à t'en
servir, parce que tu es en bonne santé, tu n'as pas de jambe cassée,
et tu dois en être heureuse». En d'autres mots, il venait de lui
apprendre que dans toute situation, il y a toujours quelque chose
dont on peut se réjouir (et que l'on doit s'efforcer de trouver,
surtout quand ce n'est pas évident).
Devenue orpheline, elle avait décidé de ne jamais perdre espoir, et
s'est mise à enseigner son petit jeu du bonheur aux gens qui
allaient croiser sa route. Grâce à son optimisme et à son
enthousiasme, elle a réussi à conquérir le coeur de sa tante, et
celui de ceux qui ont vu le film avec moi.
Cette histoire peut paraître enfantine mais elle m'a montré comment
on a tendance à considérer les choses. Quand ça ne tourne pas
rond, quand ça ne va pas comme on l'aurait voulu, on est tentées de se voir en victimes. Au lieu de considérer une
déception ou un malheur comme un panneau d'indication, on le voit
plutôt comme un panneau d'arrêt.
P.S.
Je n'ai pas trouvé le livre en librairie mais le film semble
toujours disponible en DVD.
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Publié le 6 septembre 9h -
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